Comité Départemental de l’Eau dématérialisé du 29 août 2018- Alerte sécheresse

Je vous prie de bien vouloir trouver ci-joint le communiqué de presse suite au Comité Départemental de l’Eau dématérialisé du 29 août 2018.

L’arrêté préfectoral  n°38-2018-08-10-002 du 10 août 2018 plaçant jusqu’au 30 septembre 2018 tout le département de l’Isère en situation d’Alerte sécheresse sur les eaux souterraines et superficielles est toujours en vigueur.

Aussi je vous demande de respecter les restrictions relatives à cet arrêté, à savoir en particulier :

  • Pour tous :

    • Interdiction du lavage des voitures hors stations professionnelles ;

    • Interdiction du remplissage des piscines de plus de 5m³ à usage privé ;

    • Interdiction d’arrosage des pelouses, des espaces verts publics et privés, des jardins d’agrément, des golfs, et des stades et espaces sportifs, de 9H00 à 20H00 ;

    • Réduction de moitié du débit dérivé alimentant les plans d’eau et des étangs par rapport au débit dérivé autorisé ;

    • Interdiction de manœuvrer des ouvrages hydrauliques ;

    • Interdiction d’effectuer des travaux dans le lit du cours d’eau destinés à accroître ou maintenir le prélèvement.

  • Pour les communes :

    • Interdiction de laver les voiries ;

    • Interdiction de faire fonctionner les fontaines publiques en circuit ouvert sur l’eau potable.

  • Pour l’agriculture :

    • Baisse de 15 % des prélèvements agricoles autorisés pour l’irrigation, pour les autres prélèvements (hors irrigation ou assimilés domestiques) interdiction de prélever de 9h à 20h.

  • Pour l’industrie :

    • Respect du niveau 1 du plan d’économie d’eau des industriels (installations classées pour la protection de l’environnement).

  • Pour les gestionnaires de réseau d’eau potable :

    • Renforcement du suivi des niveaux des captages et des forages d’eau potable, transmission des données à l’administration.

Communiqué de Presse_Sech_20180910

Etat de catastrophe naturelle : mode d’emploi

Les récentes tempêtes Carmen et Eleanor ont provoqué de nombreux dégâts. Les sinistres liés à ce type d’événements sont susceptibles, sous certaines conditions, de donner lieu à la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle pour les communes touchées.

Pour pouvoir être indemnisé en cas de catastrophe naturelle, il faut cumuler deux conditions : avoir souscrit une garantie catastrophes naturelles, et que l’état de catastrophe naturelle soit reconnu par la publication d’un arrêté au Journal officiel. Ce dernier indique les zones et les périodes où est survenue la catastrophe naturelle, ainsi que la nature des dommages occasionnés par celle-ci.

Pour qu’une commune soit reconnue en état de catastrophe naturelle, le maire formule une demande auprès des services préfectoraux. Une commission interministérielle, pilotée par le ministère de l’Intérieur, est ensuite chargée d’émettre un avis sur le caractère de l’événement qui s’est produit dans la commune. Cet avis est ensuite soumis aux ministres signataires de l’arrêté interministériel portant reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle.

Afin de répondre au besoin d’information des victimes et de les aider à constituer les dossiers de demande d’indemnisation qu’ils déposeront auprès de leurs compagnies d’assurance, la direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises (DGSCGC) a produit un film d’animation qui les oriente dans leurs démarches :

Comment bénéficier de la catastrophe naturelle

Pic de pollution – Dimanche 25 juin – levée du dispositif

En raison de prévisions favorables en terme de concentration en
ozone sur le bassin d’air grenoblois, les mesures prises sont levées.
Les partenaires du dispositif de lutte contre les pics de pollution ont décidé de lever
l’ensemble des mesures prises ces derniers jours et ce dès ce samedi 24 juin à minuit.
Nous remercions l’ensemble des habitants pour leur mobilisation.
Afin de prévenir tout nouveau pic de pollution nous rappelons aux habitants de la région
urbaine grenobloise que l’application et le site web Métromobilité ainsi que le site covoitoura.
eu sont à leur disposition pour organiser au mieux leurs déplacements.
L’inscription aux prochains messages d’alerte, par courriel ou SMS, sur le site Métromobilite.fr
reste également conseillée.
Nous invitons également les 321 000 citoyens du bassin grenoblois ayant reçu leur Certificat
de Qualité de l’Air à les apposer sur leur véhicule afin de faciliter le travail des forces de Police
mobilisées en prévision de tout nouvel épisode de pollution.

La révolution industrielle

Au milieu du XIXème siècle, la région grenobloise connaît un véritable essor ; mue par un dynamisme incroyable elle va faire bénéficier l’industrie moderne alors naissante d’éléments d’expansion fondamentaux.

Parmi les inventions qui se sont concrétisées dans le Dauphiné, nous retiendrons tout particulièrement celle du ciment artificiel qui aura de fortes incidences sur les communes de Vif et du Gua.

C’est en 1812, à l’occasion de la construction du pont de Souillac (Lot) que Louis Vicat, ingénieur des ponts et chaussées invente la « chaux hydraulique », mélange d’argile et de carbonate de chaux qui offre la grande propriété de faire prise sous l’eau en quelques jours. Cette découverte va provoquer une véritable ruée vers la « pierre à ciment » et la région grenobloise offrant un calcaire argileux de bonne qualité, la nouvelle industrie va s’y implanter.
Dans la vallée de la Gresse, entre 1850 et 1860, on dénombre quatre grands centres d’exploitation; mais dans les années 1880 deux cimentiers prendront le pas sur leurs concurrents :
sous-puce verte Le premier, Joseph Vicat, est le fils du célèbre inventeur. Il a construit une première usine au Genevrey de Vif en 1857 pour la fabrication des ciments artificiels à prise lente (Portland) d’après les procédés indiqués par son père. En 1882, il fait bâtir, au même endroit, une nouvelle usine qui permet la double cuisson.
sous-puce verte Le second, Anatole Berthelot, vient cette même année 1882 s’installer au Champa (commune du Gua), tout près de la carrière souterraine dont il est l’exploitant depuis douze ans.
Républicain de la première heure (il est l’ami des Poulat et Edouard Rey), il arrive dans ce village avec toutes ses convictions démocratiques et sait les faire passer puisqu’en 1884 (deux ans seulement après son installation au Champa), il est élu maire du Gua.
Toujours choisi comme délégué sénatorial, il sera aussi dès 1890 délégué cantonal,
puis en 1901 conseiller général.
Plus populaire que jamais auprès de ses administrés auxquels il se mêle volontiers (il est le président d’honneur de la plupart des sociétés du Gua dont il est souvent le fondateur et le généreux donateur), Anatole Berthelot sera reconduit régulièrement en tête de la municipalité, et cela jusqu’à la fin de sa vie.
Cependant sa vie publique ne lui fera pas négliger l’exploitation familiale qu’il dirige avec paternalisme
(il y fonde une caisse de secours immédiat gérée par les ouvriers et entretenue par lui seul).
Travailleur acharné, bon administrateur, il donnera de l’expansion à la cimenterie (150 ouvriers en 1882) et sera près de 40 ans plus tard le concurrent le plus sérieux de Vicat qui finira par l’absorber en 1920.

A partir de ce moment-là, Vicat, qui a transformé juridiquement son entreprise en société anonyme, possède toutes les carrières du Gua et devient le numéro un du ciment dans la région.

Vicat S.A. surmontant les difficultés liées à la crise mondiale de 1931 fait construire en 1937 une usine ultra moderne, au Genevrey, sur l’emplacement de l’ancienne.
Après 1945, Vicat connaît un nouvel essor : c’est la période de reconstruction d’après guerre.
En 1960, 220 employés travaillent à la cimenterie et à la carrière de Champrond.
A partir de 1973, la société abandonne progressivement l’usine du Genevrey devenue vétuste pour investir dans les usines de Voreppe et de Saint-Egrève. La fermeture a lieu en 1976 et les 170 ouvriers du Genevrey et du Gua sont répartis dans les usines citées précédemment (ramassage quotidien en car – 3 x 8h). Aujourd’hui, ils ne sont plus qu’une trentaine à faire la navette entre Le Gua et Voreppe-Saint-Egrève.
La société Vicat a quand même maintenu ses droits d’exploitation sur la carrière de Champrond.